Alegría

« ICI ON TORTURE ET ON APPLAUDIT !

Bruno n’en croyait pas ses yeux. Cette corrida s’annonçait grandiose.
C’était sans compter sur les antis qui s’incrustent à la fête, eux et leurs fichues banderoles… Mais les aficionados ne laisseront rien passer, foi de Bruno !
Parmi les opposants se trouvait une gitane, sur qui Bruno leva la main. Personne ne le traiterait de nazi, encore moins cette ignare d’animaliste !
Et s’il s’en était pris à la mauvaise personne ? Il le réalisa trop tard, quand son corps se couvrit d’une étrange fourrure noire.
Fuir ? Mourir ?
Mais Bruno a-t-il encore le choix ? »

18,00 

ISBN papier

978-2-37910-070-3

Couverture

Aurélien Police

Nombre de pages

190

Artiste

Alex Mauri

Avis

Il n'y a pas (encore) d'avis.

Soyez le premier à donner votre avis.

Chroniques

"Ce qui frappe le plus dans le texte, c’est l’absence de manichéisme. Bruno peut se montrer à la fois attachant (avec ses blessures du passé, avec son fils), mais aussi détestable (il est vulgaire, virulent et parfois violent). Pourtant, le lecteur n’aura pas l’impression qu’il mérite ce qui lui arrive non plus. Le texte nous montre le point de vue des protestataires et des aficionados sans nous imposer une vision de gentils et de méchants. Si condamnation de la pratique il y a, elle se fait subtilement, et est laissée à l’appréciation du lecteur. Personnellement, je recommande chaudement Alegría : c’est bien écrit, on en apprend beaucoup sur cette pratique (que je ne connaissais pas du tout) et on s’attache à ce héros parfois détestable."

La brigade éclectique, avril 2021

"Un roman percutant et presque essentiel ! Bien que drôle par certains aspects, il est essentiellement bouleversant et finalement, bien plus humain que l’environnement dont il est question, pour nous prendre dans ses filets, sans jamais nous lâcher. Alegría, c’est un roman percutant, qui met en lumière le milieu de la corrida, pour que l’on soit témoins de toute son horreur, de toutes les zones d’ombres qui entourent ce spectacle aberrant, effroyable et qui nous fera passer son message avec force, dans tout ce qu’il a de plus intense, de plus vrai !"

"Alegría, qui veut dire Joie en espagnol, est le livre parfait pour décortiquer tous les tenants et les aboutissants de cette pratique, le vocabulaire est précis et adapté, et Alex Mauri nous le fait miroiter par les deux bouts de la lorgnette. Il n'y aura pas que le spectacle même de la corrida, on va découvrir également l'avant... la préparation, la mise en condition, beaucoup de choses que j'ignorais. Un court roman percutant à mettre entre toutes les mains... d'adultes néanmoins, que l'on soit pour ou contre ! "

Dup pour Book en Stock, avril 2021

Avec ce titre en espagnol, qui signifie « joie », l’auteur annonce directement la couleur. Il s’agit d’un roman court (deux cent pages) et percutant sur un thème cher à l’Espagne, à savoir la corrida. Il nous raconte l’histoire de Bruno, un Français d’origine espagnole qui vit à Nîmes. Son existence est une suite d’échecs, il a perdu son travail de cadre à la suite d’un burn-out, sa femme l’a quitté et il galère pour faire valoir le droit de garde de son fils de huit ans. Karine, son ex-femme, est tout le contraire de lui, elle réussit bien sa vie, ses parents ont une très bonne situation et elle essaie de protéger l’enfant du côté « looser » de son père. Un de leur grand sujet de dispute est la corrida, le loisir préféré de Bruno qui veut y initier son fils, lequel aime beaucoup aller aux arènes avec son père. La première partie du livre est un peu longue, l’auteur pose le décor et on voit Bruno y évoluer, jusque là c’est un personnage aigri et peu intéressant. Un samedi après-midi, il va aux arènes assister à une corrida avec ses amis, par chance, ce n’est pas sa semaine de garde, car à partir de ce moment-là sa petite vie va se transformer en cauchemar absolu.

Même si le début de l’histoire est un peu lent, je savais que l’intrigue allait basculer dans le fantastique, ce qui se produit effectivement à la moitié du livre. A ce moment on passe à la vitesse supérieure et la vie de Bruno devient vraiment très intense. Il s’agit moins d’un livre fantastique que d’un roman engagé qui dénonce la corrida comme un acte de barbarie envers les animaux, opinion que je partage tout à fait.

J’ai beaucoup aimé ce roman de combat et je le recommande chaleureusement, même si c’est une lecture très dure par moment, notamment dans les descriptions des souffrances infligées aux taureaux, devenus des « chairs à divertissement » comme le dit l’auteur.

L’île aux 30 polars, mars 2021